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L'Ariégeoise 2016

Publié le par lariegeoise

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Vendredi 24/6/2016, la distribution des dossards est commencée sur la place de Tarascon sur Ariège et dès 9H, les cyclos ou les représentants font la queue pour avoir leur sésame. Tout se passe bien comme toujours. Et je peux même dire qu'il n'y a pas tellement d'attente dans chaque file. De multiples exposants sont présents et pour ma part, je fais simplement l'acquisition de trois coups de fouet pour la course. Et je rentre chez moi, prendre un peu de détente car je sais que le lendemain la course sera rude. Seule inquiétude, le temps qui est promis plus ou moins à quelques averses éparses. Un truc des belges qui doivent jouer au stadium de Toulouse le dimanche! Participation prévue, record battu une fois de plus, allant jusqu'à 5000 pour l'ensemble des courses du jour, les organisateurs ne voulant pas aller plus loin, de peur de ne pouvoir être à la hauteur pour l'organisation. 300 demandes ont été refusées. Même comme d'habitude, elle sera irréprochable.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Inutile de vous dire que j'ai choisi le parcours de l'ariégeoise, celui XXL étant prévu plutôt pour les cadors. Par ailleurs, je trouve que cette année le parcours de la Mountagnole si elle est plus courte et moins bosselée que l'Ariégeoise est plus difficile par le fait que la montée de Beille est en fin de parcours. Et puis la montée grandiose de Pailhères n'est pas à rater. Dossard sympa depuis l'an passé, avec le prénom du coureur, sa nationalité et sa région : une bonne idée. Ce qui fait que certains cyclos m'ont reconnu facilement à leur passage et m'ont salué. Sympa, non?

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Samedi matin, vers 5H30, je me lève pour me préparer tranquillement après un petit déjeuner normal mais copieux. J'ai mal dormi comme souvent quand je sais que je vais participer à un tel événement. On va faire avec! Je vais me mettre le maillot du club de l'Ariégeoise, Jaune et Noir que je suis fier de porter. Je descends en voiture vers 6H45 jusqu'à Bompas car je sais qu'en partant de là, je pourrai me faire un petit échauffement jusqu'à la ligne de départ. Et déjà sur l'ancienne N20, les cyclos défilent. Inutile de vous dire que sur la ligne de départ qui bordent l'Ariège (cours d'eau!) ça grouille un maximum mais déjà la pente est rude pour redescendre sur la route d'accès. Il vaut mieux faire ça cool car il y a tellement de cyclos que la chute peut arriver à tout moment. Et ce serait bête avant le départ. Bon, je ne me tresse pas trop car je pars dans le sas des prioritaires et je croise la route de Claude, un pote du club. Un costaud mais moi je n'es pas le même objectif que lui qui va faire la XXL, soit la montée de Beille en plus de l'ariégeoise. Ceux du club sont un peu plus haut mais je préfère rester à ma place comme je sais que je ne pourrai pas les suivre. Mon objectif: terminer le parcours et à 68 ans, je ne désire pas plus.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

D'autres potes se retrouvent comme Jean-Michel et David qui se font un selfie! Nicolas et ses potes quand il était encore en pleine forme ou presque. Je croiserai leur route un peu plus tard. On entend à peine le speaker comme il n'y a pas eu de hauts parleurs installés à cause des orages violents de la veille. Les minutes s'égrainent jusqu'à 8H, heure de départ prévue. La prudence est recommandée comme à chaque fois vu le nombre de participants et l'expérience du passé confirme cette demande. Bon pour le temps, ça ne va pas être terrible puisque des averses éparses sont attendues. D'ailleurs, connaissant la montagne, les nuages bas au dessus des sommets me font penser que nous aurons toutes les chances de franchir les sommets dans le brouillard, un peu comme l'an passé au niveau de Péguère. Ce sera donc pour moi 154kms pour 3168m de dénivelé, une première car je ne suis jamais monté autant mais l'attrait de franchir Pailhères m'a incité à choisir ce parcours. D'ailleurs je me suis dit que la Mountagnole, si elle était moins longue et avec moins de dénivelé, était aussi dur car la montée de Beille en fin de parcours est toujours éprouvant.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

8h le top départ est donné pour plus 2500 cyclos ou presque, mais je vais me montrer très prudent car je sais que ça part comme des bombes, allant entre 40 et 50kms/h. Je me laisse entrainer par le flot mais en gardant bien ma ligne car ça déboule de partout, à gauche, à droite. Ceux qui étaient loin veulent retrouver le haut de la course. Mais fidèle à mon habitude, je roule cool sans me mettre dans le rouge dès le départ. Les groupes se forment vite. Et j'ai des passages où je me retrouve seul. Pour l'instant, j'essaye de rouler à vitesse constante. Bompas à l'approche de la première pente.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Petit goulot d'étranglement au passage de Mercus comme d'habitude pour arriver sur Garrabet où un petite bosse nous attend mais déjà les pelotons s'étirent. La Charmille et l'on quitte la direction de Foix qui devront prendre les randonneurs de la Mountagnole, dont mon ami Pilou. Direction St Paul de Jarrat avec le contournement du village, Celles et déjà je repère un cyclo qui doit être dans ma catégorie. J'essaye de calquer ma vitesse sur la sienne, régulière! C'est un bon moyen pour mener sa monture à bon port.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Et pas mal de potes me dépassent en ne manquant pas de me saluer, un truc qui me fait chaud au cœur, à croire que le vélo s'il est dur, n'est pas un monde de brutes! Lol! Nalzen va être en vue et une difficulté commence comme je m'en doutais car il y a des travaux qui y sont commencés depuis plusieurs jours donc passage sur une ligne de la route. Ca râle un maximum chez les cyclos et on doit même mettre le pied à terre pour passer dans de bonnes conditions. Inutile de vous dire que les voitures en face sont arrêtées et forment une file gigantesque. Le passage difficile passé, on plonge et là, il faut en profiter pour se ravitailler car son absence provoque souvent des coups de barre. Et ça, je veux éviter. Connaissant bien ce passage, je m'éclate un maximum en descendant à fond. A gauche, on croise la route qui descend de Roquefixade que prendront les cyclos de la Passéjade, mais là ils auront déjà fait la montée et ils glisseront jusqu'à la Charmille. Petit passage où je suis un peu en solo mais je sais que j'aurai de tels passages pendant la course. Pas d'affolement pour autant de ma part. Je sais que pour l'instant c'est encore cool.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Lavelanet avec ces quelques sens giratoires mais la route nous est réservée, donc je passe sans difficulté. La seule chose où il vaut mieux être prudent, c'est le passage en centre ville. Bon, maintenant, ça va être plus tranquille, je plonge sur l'Aiguillon mais déjà j'aperçois les sommets qui sont noyés dans les nuages. Belesta n'est plus loin et la première vraie difficulté aussi.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Dans le village, la circulation est figée mais pas les spectateurs qui applaudissent à tout va. Des moments chaleureux qui ne peuvent que nous motiver. Et la première rampe vers le col de la Croix des Morts se dessine devant nous avec un bon pourcentage qui va commencer à en ralentir certains. Je reste toujours au même rythme. Et première intervention des photographes de Maindru. Il y en aura nettement moins cette année. Et ils sont positionnés où ils peuvent le maximum de cyclo. Les sourires s'affichent encore sur les visages.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Inutile de vous préciser que David et ses copains sont passés depuis longtemps?. Normal, place aux jeunes! Et la couverture nuageuse commence à se faire sentir. La fin de la montée a toute les chances de se terminer dans le brouillard, un peu comme l'an passé dans la montée de Péguére.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Dépassé par un motard de la gendarmerie, je suis vite dépassé par les premiers de la Mountagnole. Pas la même allure, vous vous doutez! Et arrivent tranquillement Alain et sa fille mais l'essentiel, n'est-il pas de participer? Prendre du plaisir.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

La première montée réelle va s'achever et les cyclos commencent à se regrouper sur le faux plat montant avant le passage du col. Certains ont déjà revêtus le coupe vent car la pluie fine se fait sentir. Mais considérant qu'il vaut mieux ne pas le mettre encore car en dessous en général on subit une vraie étuve. Des panneaux indiquent la fin du col à 1km, le truc qui encourage. Mais ce col n'est pas le plus dur. Je peux même dire que ce n'est qu'une entrée.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Et on bascule très vite en Aude et plus exactement en Pays de Sault, si beau quand le soleil est là. Nous sommes à une altitude atteignant les 1000m de moyenne. Pas grand monde sur le bas côté des routes par ce temps, vous vous doutez et on arrive à l'embranchement de la route de Quillan/Belcaire. Des files de voiture sont arrêtées à l'intersection. Effectivement, il va falloir que les conducteurs se montrent assez patients car un c'est un long chapelet de cyclos qui déboulent, assez échelonné. Direction Espezel à gauche du carrefour.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Espezel, premier ravitaillement consistant au 50ème kilomètres, soit le tiers du parcours. Contrairement à la reconnaissance, nous contournons le village et c'est préférable car la rue du centre est assez étroite et pas étudié pour recevoir le passage d'une multitude de cyclos. A la fin du contournement, pas mal de cyclos sont arrêtés pour ôter leur coupe vent. Et là, ça va commencer à s'égrainer sérieusement. Une belle descente nous attend pour rejoindre l'embranchement qui va sur Niort et la montée du col des 7 frères.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

600m et je quitte la route à Niort pour tourner à gauche pour prendre cette belle pente qui va sur Rodome à 18% sur pas mal de kilomètres. Des cyclos qui filent sur le Col des 7 frères, me souhaitent bon courage connaissant la difficulté qui m'attend. Bref, il faut que je me montre prudent car ça file encore de tout côté mais très vite, certains vont être collés au bitume. Dans la montée, certains ont besoin de poser pied à terre. Mais quand on l'a déjà monté, on peut suivre les points de repère que l'on s'est fait.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Malheureusement le ciel est toujours aussi plombé mais on ressent moins la pluie. On arrive à Aunat avant de plonger sur Gesse. Deux petits cols au passage sont franchis.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Les passages dans les villages sont assez étroits et on a toujours des spectateurs sur le bas côté des routes pour nous applaudir. Et les carrefours sont bien sécurisés et là, de côté là, ils sont vraiment au top. Malheureusement on se fait toutefois doubler par quelques véhicules. Ils ne peuvent pas tout filtrer. Et on plonge à une vitesse vertigineuse. J'ai craint pendant un certain temps que plein de gravillons soient dans les virages à cause des orages de la nuit précédente. Et là, c'est clean!

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

En bas de la descente, je file à droite au niveau de Gesse pour remonter la route des gorges de l'Aude. 12kms à parcourir que je n'aime toujours pas car on a l'impression de ne pas avancer. Je prends un coup de fouet pendant que je peux rouler tranquille. De temps en temps, deux ou trois coureurs me dépassent mais ce ne sont pas des bolides pour autant. Je crois que tout le monde est en train de gérer car le grand morceau est à venir. Par contre, le paysage est toujours sympa.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Je dois pour autant faire attention car quelques pierres sont tombées très certainement sur la route, hier soir lors de l'orage. La température pas trop élevé permet de mieux vivre ce passage. Et j'arrive au croisement d'Usson Les Bains, mais là la station thermale n'existe plus. La bosse commence par quelques virages où je peux apprécier la vue du château d'Usson. Certains cyclos se sont arrêtés sur le bas côté pour reprendre un peu de force en grignotant. Des anglais me dépassent en me saluant.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Et on se retrouve dans le département de l'Ariège après avoir roulé depuis les hauts de Belesta dans l'Aude. Un photographe du "Le Cycle" prend des photos au passage. Il parait qu'il devrait y avoir un article à la fin du mois sur la course. Je m'amuse à jouer à l'arroseur arrosé à prenant le photographe qui me photographie! Mais l'amusement n'est peut-être pas de mise. Bon là, je monte dans de bonnes conditions car les pourcentages ne sont pas encore importants.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Et dans la montée, j'entends une voix féminine m'interpeller! Et c'est la belle Laurianne qui me dépasse, alors qu'elle monte régulièrement. Bon profil non? Une jeune fille affutée. Les filles le sont lors de cette course.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Ne sachant exactement où les lieux de ravitaillement sont installés, je m'arrête à Rouze pour faire le plein de mes bidons mais pas de bol, l'eau ne coule pas du robinet. Donc je repars de suite en direction de Mijanès et là les pourcentages sont un peu plus conséquents. Mais maintenant je vais gérer jusqu'en haut de Pailhères et toujours sans me mettre dans le rouge.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Dans la montée de Mijanes je peux admirer la vallée et le dénivelé que je viens de parcourir. Et voilà enfin ce ravitaillement qui sera le seul avant le sommet qui est à 11kms avec des pourcentages moyens de 8% avec des passages à plus de 9%. Quelques motards s'occupant de la sécurité de la route se sont arrêtés. Je mange quelques rondelles d'orange et des fruits secs, tout comme je remplis mes bidons. Et hop je repars pour le dernier challenge.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Je n'aperçois que des cyclos isolés qui se battent avec la pente et surtout pas de spectateurs comme l'an passé dans la montée du Port de Lers car le ciel est vraiment plombé et la chaleur est loin d'être présente. Sur le bas côté les pancartes des kilomètres parcourus vont m'aider un peu à garder le moral.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Pour l'instant, ça ne mouille pas trop mais de toute façon avec l'effort pratiqué, je ne peux pas avoir froid. Et bientôt je me vais me retrouver dans les zigzags à des pourcentages importants.

L'Ariégeoise 2016
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En haut, les spectateurs éventuels peuvent s'imaginer les efforts fournis pour se hisser au sommet (quand le temps est clair!). C'est vrai que cette montée est vraiment est la plus belle.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Un petit peu de clarté dans cet épais brouillard. Je crois rêver que le sommet est dégagé mais je vais bien vite me tromper car le brouillard va devenir de plus en plus épais. Et là je rencontre régulièrement des cyclos qui marchent à pied, victimes de crampes. Un qui râle car il n'arrive pas à la faire passer. Et quelques kilomètres plus loin, ils remontent sur leur monture.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Il ne me reste plus qu'à imaginer le panorama que j'aurai pu apercevoir pas temps clair , au sommet. Mais rien ne m'arrête et c'est vrai que j'entrevois difficilement la fin. Heureusement que j'ai fait la reconnaissance quelques jours plus tôt.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Quelques temps auparavant Lauriane avait pu apercevoir le sommet au ravitaillement où je m'arrête mais il ne reste plus rien à grignoter. Je bois juste un verre d'eau avant de plonger jusqu'au croisement pour remonter sur le col de La Chioula. Inutile de vous dire que je vis l'enfer dans cette descente : j'ai les cuisses tétanisées par le froid et la pluie qui tombe à verse sur mes yeux car j'ai dû baisser mes lunettes pour descendre dans les meilleurs conditions. Je descends toutefois comme une bombe à des vitesses allant vers les 40/45kms/h beaucoup moins rapide que par temps sec et moins risqué. Mes patins couinent un maximum. J'arrive à dépasser pas mal de coureurs, mon point fort. Bon, j'avoue : je ne suis pas tellement raisonnable mais c'est le seul moyen pour récupérer de mon retard. 6kms à monter à 7/8% pour arriver en haut du col. Quelques cyclos qui trainent. La première voiture balai passe, bien chargée de vélo. Le conducteur au passage me demande si je vais bien. Vous inquiétez pas, tout va bien, j'assure, je lui réponds! Mais j'aurai dû prendre un autre coup de fouet pour bien terminer. A revoir la prochaine fois. Un ravitaillement au col de Marmarre que je rejoins en descendant. Mais je ne m'arrête pas parce que je veux en terminer rapidement.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Et là je plonge sur le village de Caussou à fond car je connais parfaitement cette descente étroite mais vide de tout véhicule car la montée leur a été interdite. Là encore, inutile de vous dire que j'en dépasse quelques uns dont cette jeune fille qui me rattrape dans la montée vers le château de Lordat. Et oui, depuis l'embranchement avec la route de Luzenac, j'ai droit à une succession de montagnes russes sur une quinzaine de kilomètres. Mais sachant que la fin est proche, je suis encore motivé. Prêt le village d'Appy, un spectateur ne manque pas de me dire que la fin est proche.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Et enfin je plonge sur Verdun en faisant attention car là j'ai droit à de multiples virages sur une route propre car les organisateurs avaient fait passer la voiture balai la veille. Mais c'est une descente que je connais parfaitement et les éclaireurs du circuit ne me font pas ralentir spécialement. Je me permets même de récupérer la jeune fille qui m'avait lâché quelque temps avant. D'ailleurs je le taquine en passant.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Pilou y était passé, il y avait bien longtemps en final de la Passéjade où il avait dû bien figurer. Les cyclos voulant faire la XXL devaient monter à Beille en final, un beau challenge car eux avaient comme parcours 164kms pour 4128m de dénivelé.

L'Ariégeoise 2016

Robert, Adrien et Pilou attendaient patiemment mon arrivée. Ils avaient vécu ce périple dans de plus ou moins bonnes conditions.

L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016
L'Ariégeoise 2016

Et voilà cette fameuse ligne d'arrivée, tant convoitée! Bon mon but n'était pas le classement mais simplement terminer dans de bonnes conditions cette course de 156kms pour 3128m de dénivelé. Un autre cyclo vient vers moi pour me dire qu'il m'avait vu, il y a quelques jours au sommet de Pailhères mais sous le soleil. Didier m'attend comme prévu et on va parler avec les autres copains autour d'une bière et de café.

Ainsi s'achève cette belle cyclo, toujours aussi bien organisée. L'année prochaine l'arrivée sera à Auzat et quel parcours vont-ils inventer? Alors, à l'année prochaine, je devrais y être!

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Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Publié le par lariegeoise

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Quelques jours avant L'Ariégeoise, il est vrai qu'il est préférable de s'économiser un peu et comme j'avais déjà fait sa reconnaissance, je vais faire des sorties courtes et pas trop bosselées. Mais je n'ai toujours pas récupéré mon carbone que je regrette un peu car un acier, c'est vraiment lourd à hisser en haut des cols. Et là, j'envisage de partir faire une petite boucle par le Port de Lers et retour par le col de Port. Donc direction comme toujours par Tarascon s/Ariège pour remonter sur Vicdessos où là j'ai un faux plat montant mais régulier. De quoi, se réveiller musculairement. Quelques voitures des gens qui partent au boulot comme je suis toujours aussi matinal. C'est vrai que j'ai bien sentir la campagne au petit matin. Dans la montée, j'entends un véhicule qui me sonne bizarrement en me dépassant. Sur le côté, le cours d'eau coule assez fort suite aux tombées d'eau nombreuses ces derniers temps. Presqu'arrivé à Vicdessos, j'aperçois le véhicule qui m'avait sonné, à contre-sens. C'est mon ami Didier qui me crie au passage que le col du Port de Lers est fermé. Et oui, il sait que c'est un circuit que j'aime bien faire. Je vais tout de même en direction de la montée du col, m'arrêtant devant le panneau me précisant sa fermeture à des heures précises. Trop tard, il est 8H! Donc je décide de faire une montée que j'affectionne toujours par la beauté du paysage, celle qui me mènera au barrage de Soulcem.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Je sais que jusqu'au barrage, ce sera être une montée permanente par une route qui va se rétrécir petit à petit. Plusieurs petits villages dans des endroits très calmes. Quelques piétons qui se baladent et une ou deux voitures qui doivent monter au barrage. Rien de bien méchant. Et toujours ce cours d'eau qui dégringole de la montagne. Au loin j'aperçois quelques cascades et cette fente au milieu de la montagne. Et les pourcentages commencent à s'accentuer sérieusement sur une route plus ou moins en bonne état. Le retour devra se faire tranquille. Et j'imagine même Nicolas dans cet endroit mais le paysage en vaut la chandelle.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Plus que quelques kilomètres et j'aperçois dans un dernier village le bas du barrage que je dois contourner pour apercevoir ce magnifique panorama. L'effort en vaut la chandelle et je sais qu'un peu plus loin, il y a un parking d'où bon nombre de randonneurs partent pour aller au delà de 2000m voir des lacs.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Dernier arrêt sur le promontoire pour admirer encore plus le panorama avant de prendre la descente vertigineuse qui m'attend jusqu'à Tarascon mais sans oublier les 4 kilomètres pour remonter chez moi. Content d'avoir fait cette sortie car je ne l'avais pas encore fait de l'année et chaque fois, je savoure.

Sortie de 70kms pour 1550m de dénivelé.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Deuxième sortie pour aller à la chasse au col et je n'ai toujours pas retrouver mon carbone. Patience, il ne me reste plus que quelques jours avant de le récupérer à Toulouse. Bon, là, je vais partir à la chasse aux petits cols, comme on dit ici quand cela reste aux alentours de 600m. Direction Foix pour rejoindre le col de Py. J'avoue que je suis déjà un peu plus à mon aise par rapport à mes premières sorties, il y a quelques semaines. Je descends vers Le Bosquet où je vais bien en retrouver un autre.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

je fais l'ignorant alors que ce sont des routes que j'ai empruntées de multiples fois. Col de Chacarny avant de descente vers la route qui va à Carla de Roquefort. Mais entre temps, je retrouve le col de Sarnac. Et oui, c'est un lieu où les petits cols se succèdent. Plus longues les montées que dans le Lauragais mais dans des pourcentages moins importants.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Rappy, je tourne à gauche pour revenir sur Lavelanet que je ne ferai qu'aborder pour repartir en direction de St Paul de Jarrat. Et encore une bosse! Bon, je ne vais pas me plaindre puisque c'est ce que je recherchais.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Nalzen et je m'aperçois qu'à la sortie du village, je suis détourné à cause de travaux. C'est tout récent et je me dis que pour la course cycliste, ça ne va pas être top. Mais cela me fait connaître ce détour du village. Sympa! et j'arrive à la Charmille pour repartir sur Tarascon. Tiens, un panorama qu'auront les cyclistes qui prendront le départ dans quelques jours

Sortie de 86kms pour 1150m de dénivelé

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Jeudi matin, j'ai récupéré mon carbone avec bonheur. La tige de selle est réparée et il ne me reste plus qu'à la positionner à la bonne hauteur. Bon cette fois-ci, je compte bien me faire quelques cols et des vrais! Direction Foix en passant par la belle bosse d'Amplaing qui est à 13%. Et go pour les cols, le premier sera celui des Marrous qui est à 10kms du dernier village. Les premiers kilomètres sont fait avec le plateau moyen, les pourcentages étant encore gérables et j'apprécie la facilité retrouvée de faire cette grimpette.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Col des Marrous et d'un! Le suivant est à peu près à la même distance mais avec des pourcentages un peu plus sérieux. Aux environs de 7/8%, je me dis que l'an passé lors de la course cycliste nous étions déjà dans le brouillard. Quelques nuages apparaissent en haut des cols mais là, c'est la fraîcheur qui en est la cause. Inutile de vous dire, que j'ai un blouson!

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Au détour d'une trouée, j'aperçois la vallée de La Bastide de Sérou. Col de Jouels, très vite je retrouve la route qui monte de la vallée. Quelques camions qui transportent d'énormes troncs d'arbre, sinon pas de circulation.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

La Tour Laffont ou le col de Péguére franchi, je suis un peu envahi par la brume mais rien à voir avec l'an passé. Le village de Massat en plus d'être tout petit à ma vue, sort à peine du brouillard. C'est pas le jour pour avoir un panorama magnifique. Mais pas question de m'attarder, d'autres cols m'attendent.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Col du Portel, le plus haut de ma sortie, je poursuis ma route en remarquant que les massifs de myrtilles ne sont pas encore en fleur. Par ailleurs, la route a été partiellement remplie de gravillon. Je fais attention où je mets mes roues, toujours la peur de crever. Col de la Crouzette que n'aime toujours pas mon ami Nicolas tant la descente est hard. Mais là pas de gravillons! Les trois premiers kilomètres effectivement sont terribles.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Et Biert est très vite en vue et je vais reprendre la route de Massat.

Au passage, je découvre l'ancienne maison de mes voisins de Toulouse. Sympa et de plus dans un village charmant. Bon, l'hiver, c'est un peu mort. Direction le col de Port qui va être ma dernière montée de la journée.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Bon je passe dans le village où l'animation d'un marché local est en cours mais pas trace de cyclo. En général, ils ne roulent pas en ce moment dans le coin. Plusieurs cols intermédiaires dont celui de Cagnous qui est l'intersection avec le mur de Péguére. Une belle bosse sur à peine 3kms mais avec un très bon dénivelé. Et quand on le descend c'est l'horreur, encore pire que la descente de la Crouzette. Bon le plafond est toujours aussi bas et la chaleur n'est pas encore là.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Bon, là, pas de bol, je ne vois pas les sommets enneigés mais le paysage est toujours aussi beau. Et j'arrive au sommet avant de dévaler sur 12kms mais bien freiné par le vent et le blouson n'est pas de trop. Bon, inutile de vous cacher qu'avant Bedeilhac, il y a une bosse d'un km que devra se faire Pilou et Adrien quand ils voudront rejoindre la ligne de départ de l'Ariégeoise.

Résultat de la sortie où enfin j'ai fait un peu de dénivelé : 95kms pour 2060m de dénivelé.

Les bonnes sensations sont retrouvées avec mon carbone.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Lundi matin, je décide d'aller faire toujours un peu de bosse mais sans forcer, juste pour donner quelques images à Pilou qui devra emprunter cette route lors de la Passéjade. Descente à fond sur Tarascon pour remonter sur l'ancienne N20 qui sera le départ de l'Ariégeoise. Jusqu'à Bompas où j'emprunte la montée de la route des Corniches. Passage difficile sur cinq kilomètres entre les deux villages Arnave et Cazenave. Le pourcentage dès la sortie du premier village n'est pas mal et c'est une bosse qu'il faut gérer tranquillement. Et pas de cyclo, bien sûr, je suis parti à 6H. Une heure de départ que j'aime en été où l'on respire à fond et où on ressent les odeurs de l'herbe coupée fraîchement.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Le premier col, celui de Soulombrie avant d'arriver à l'intersection qui sera la délivrance pour beaucoup mais attention la descente est très piégeuse et ce serait bête de tomber si près du but. 5kms de descente avant d'arriver aux Cabannes. Mais moi pour le jour, je vais filer en direction du col de Marmare que je vais parcourir quelques temps.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Un peu plus loin, je peux apercevoir le village en contre bas des Cabannes et surtout les sommets de Beille que ceux de la XXL et de la Mountagnole devront rejoindre pour finir leur sortie. Ah cette route des corniches je l'affectionne toujours autant car elle est calme et en bon état. Et très vite après avoir traversé différents villages, j'aperçois au loin le château de Lordat où se fait un spectacle magnifique sur les aigles, à recommander, surtout pour les enfants, tant le spectacle est grandiose.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
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Et j'arrive près du site du château où pour l'instant il y a peu de monde. Et après je surplombe la vallée de la N20 et plus précisément Luzenac et son usine de talc, mondialement connue. Et pas trace d'Eric, mon pote du club.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Et je poursuis mon ascension comme prévu jusqu'à l'intersection de Vaychis qui me fera plonger vers Ax les Thermes. Les villages sont vraiment petits et c'est là que je me rende compte que je suis bien élevé. Et dire que je vais plonger tout à l'heure pour remonter sur la route. Mais je monte encore après avoir passé le village de Caussou avec des pourcentages acceptables puisqu'ils oscillent vers le 5/6%. Pour l'instant la route est en bon état.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
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Et j'arrive à l'intersection où les touristes peuvent s'arrêter pour admirer le paysage. La route continue encore à s'élever mais moi, je plonge sur la vallée.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Et là j'ai droit à une descente vertigineuse où il vaut mieux ne pas tomber car là, il n'y a pas de barrière de protection mais c'est grisant. Simple attention que je dois avoir, veiller à ne pas chasser sur les gravillons qui sont présents. Et je me retrouve au bout de 5kms en face du terrain de camping d'Ax. Je reprends la N20 à droite pour rejoindre Luzenac sur 7kms. Pas trop de voiture à cette heure-ci mais je reste prudent. Ca descend presque tout le temps. Et arrivé à l'entrée du village je file à droite pour passer sur le pont qui surplombe la ligne SNCF. Et hop la bosse qui va à la route des corniches qui est bien là. La pancarte à l'entrée me précise que j'aurai 5kms à parcourir pour un pourcentage pas trop difficile.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Au pied de la montée, je traverse deux petits villages mais la route est tranquille jusqu'aux quelques lacets et j'arrive à l'intersection de la route qui poursuit son chemin jusqu'au col de Marmare, et je vais faire l'autre en sens inverse pour rejoindre Bompas, l'entrée de la route des Corniches.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

C'est la route qu'empruntera les cyclos de l'ariégeoise pour rejoindre Verdun et là, après la descente vertigineuse, ils devront faire quelques montées car ce sera un peu les montagnes russes pour eux. Traversée de différents petits villages aussi typiques les uns des autres mais très calmes. Tiens une ruée de camping cars me dépasse. Ils se déplacent en bande maintenant!

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Les cyclos devront parcourir quinze kilomètres depuis la dernière intersection jusqu'à la descente sur Verdun. Je commence à rencontrer pas mal de cyclos plus ou moins isolés. Et même des brebis qui croient à eux la route. Inutile de vous dire que je dois ralentir. Et j'ai même le plaisir de croiser mon ami Claude du club à Cazenave que je salue avec qui je m'accorde de tailler une bavette! On se donne rendez-vous à samedi pour la compétition mais lui envisage de faire la XXL. Très peu pour moi! Déjà j'espère finir l'épreuve en bonne condition! Bompas, retour sur Tarascon pour franchir la dernière bosse pour revenir chez moi.

Sortie sympa tout de même de 98kms pour 1680m de dénivelé.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Mercredi matin, départ 6H comme d'habitude et là je me vête que juste de manches longues que je pourrai enlever dans la matinée. Bon bien sûr j'ai mis maillot et cuissard! Lol! Là je vais faire cool, histoire de faire tourner les jambes car la cyclo approche et il est inutile de se cramer. Direction Foix par Tarascon, je laisse la bosse d'Amplaing pour une autre fois. Montée vers le col de Py pour continuer en direction de Rapy.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Bon après le franchissement du col, ça continue à monter quelque peu mais les pourcentages ne sont guère méchants, avant de basculer sur Rapy et prendre un peu plus loin la direction de Laroque d'Olmes.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Lieurac, je tourne à gauche laissant la route du Sautel pour filer sur Dun. Route assez roulante et pas trop fréquentée. Le camion est une exception! Dun et je file à gauche pour aller vers Merviel. Le soleil commence à vraiment sortir et je baisse mes manchettes.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

J'aperçois au loin un château qui est certainement loin d'être un Cathare, en tout cas, il surplombe la vallée. Et je vois qu'en Ariège il y a aussi des vignes, mais je les connais plutôt vers le Couserans. Et le ciel est toujours aussi bleu.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Je vais laisser la route qui va vers Pamiers pour rejoindre Merveil par contre j'ai droit à une route qui vient tout juste d'être recouverte de gravillons. Inutile de vous dire que c'est un peu la galère pour monter le petit col car bon nombre de fois, la roue arrière chasse. Je crains la descente qu'il y aura un peu plus loin. Je roule à la "Nicolas", c'est à dire très prudent. Je m'accorde même une pause technique. On n'arrête pas le progrès!

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Je retrouve une route qui va à Pamiers mais je tourne très vite à gauche pour rejoindre Le Bousquet, petit village bien tranquille, où juste j'entends les chiens aboyer lors de mon passage et la rue principale est très étroite et jonchée de perles laissées par les brebis qui paissent un peu plus loin.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Petite montée tranquille où j'apprécie le passage boisé car le soleil commence à taper. Tiens une maison isolée qui plairait bien à mon ami Eric. Et ça monte encore!

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Et je m'offre deux petits cols qui se suivent presque dont le col de Py et je vais reprendre la route de l'aller pour rentrer chez moi. Et je m'offre une belle descente en direction de Foix. Tiens des pompiers qui font du footing.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise
Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Foix et je vais rentrer tranquillement. Je commence à croiser quelques cyclos qui me saluent plus ou moins.

Quelques sorties en vrac avant l'ariégeoise

Mercredi, jour du marché à Tarascon sur Ariège, je décide de bifurquer à Mercus pour revenir par Arignac pour éviter la circulation. Bon une petite bosse avant de retrouver le village.

Fin du périple matinal de 97kms pour 1160m de dénivelé.

Voilà la fin de mes sorties avant l'ariégeoise que j'espère parcourir jusqu'au bout et sans le moins de problème possible. Savoir gérer pour bien terminer, manger et boire pour éviter les crampes. Donc maintenant à nous deux l'Ariégeoise. Résultat dans les jours prochains!

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Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....

Publié le par lariegeoise

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....

Mercredi matin, une reconnaissance mais complète cette fois-ci de l'ariégeoise, est prévue par Nicolas. Il doit avoir quelques potes d'Eaunes qui doivent venir avec lui. David et Jérôme, des petits jeunes, pour moi. Jean-Michel avait dû, la mort de l'âme, annuler sa possibilité de participation à cause de son vélo qui n'était pas encore réparé (je connais bien le problème, n'ayant toujours pas récupéré le mien!) et Philippe pour des raisons médicales. Toujours ses problèmes de genou, et dire que les médecins ne trouvent rien pour le soulager. Bref, nous serons quatre à essayer de réaliser ce périple mais ce n'est pas gagné! Descente de ma part depuis mon village vers Tarascon s/Ariège. Quelques petits nuages au fond de la vallée, normal suite aux différents orages de ces derniers jours. Tout le monde doit arriver sur le parking situé derrière l'espace François Mitterrand et tout le monde est à l'heure. Un bon point! Et à 8H on démarre. Sur le parking, d'autres cyclos se préparent pour faire des reconnaissances de l'épreuve. Il faut dire que nous sommes plus loin de l'épreuve, prévue le 25/6. Et cette année, l'organisme a totalement innové.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....

Le soleil est bien présent et la journée est prévue chaude. Je me suis mis simplement le cuissard court et le maillot aussi avec des manchettes. Un sac à dos sur les épaules pour le pique nique prévu à midi ou presque. Et c'est parti. Bompas, Nicolas et Jérôme sont en retrait suite à quelques problèmes de compteur certainement. Mercus, tout le monde s'est regroupé.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....

Tout roule dans la bonne humeur et personne de lâché! La Charmille, on file à droite en direction de Lavelanet. Toujours un peu de circulation à cette heure-ci où les gens partent au boulot, je préviens mes compagnons de route d'être prudents. Et la première bosse intéressante s'offre à nous, Nalzen. Un bon petit coup de cul comme diraient certains! Mais après on sait qu'on va plonger, donc rien de vraiment alarmant. Et déjà, j'ai un peu de retard mais comme d'hab, je monte à mon rythme. La route est longue!

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....

Et dans la descente, je vois David qui est arrêté sur le bas côté droit. Je crois qu'il a crevé mais loin de là. Sa chaîne s'est bloquée mais en définitive c'est son dérailleur arrière qui a des problèmes , ne maintenant plus la tension nécessaire. Les deux autres compères sont revenus sur lui et on essaye tous de comprendre son problème. Navrant pour lui, surtout que son vélo revient de chez son vélociste. La rage, il a car il s'attendait à une belle sortie car lui aussi voulait voir le circuit car il s'est inscrit à la compétition. deux cyclistes s'arrêtent à notre niveau pour essayer de nous donner un coup de main. On leur demande ce qu'ils comptent faire comme circuit par la même occasion. Une reconnaissance partielle de l'ariégeoise et quand on leur dit qu'on veut faire le parcours entier, ils nous traitent de fous! Comme je les comprends mais c'est une idée de Nicolas qui veut se rassurer. Se cramer avant la compétition, Est-ce encourageant, je doute? Enfin, je suis..... pour l'instant. Mais résultat des courses, David n'a plus qu'une chose à faire, revenir à Tarascon pour récupérer sa voiture mais comment faire. Jérôme lui dit qu'il ne reste plus qu'à faire du stop. Il y aura bien un camion qui s'arrêtera. Et ils mettent leur idée en application.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....

Et très vite, il n'y a pas un camion qui s'arrête mais une voiture de touriste. Et tout de suite les propriétaires du véhicule combinent comme le ramener à bon port. Super sympa car même la femme du conducteur se met sur la plage arrière jugeant qu'elle est plus petite. Il y a tout de même des gens sympas en Ariège. Un grand merci à ce couple et espérons que David a réussi à faire réparer son vélo. Pour la petite histoire, David n'est pas un cycliste dans l'âme mais un tri athlète donc vraiment quelqu'un qui a tout le potentiel physique pour une telle compétition. Et les trois compères restant reprennent leur route pour rejoindre Lavelanet où la circulation est vraiment dense comme toujours à cette heure-ci. Nicolas dans ce cas, est toujours en retrait. Toujours l'affreuse peur des voitures! Traversée de la ville pour retrouver une route plus calme en direction de l'Aiguillon.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....

Une belle descente très roulante pour retrouver le village et une belle ligne droite jusqu'à Belesta. Dans le village, on est arrêté par des travaux mais déjà Jérôme a déjà filé. Il doit avoir des fourmis dans les jambes. Il attend gentiment à la sortie du vélo car malgré son GPS, il préfère nous attendre.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Et là on file à gauche pour retrouver un vrai col dont la première ligne droite affiche déjà du 8%. Déjà, on est sûr que lors de la compétition, ça va commencer à se morceler. Mais il vaut mieux ne pas s'enflammer au départ car la route est longue. La forêt de Belesta annonce qu'on n'est pas loin du sommet. Je m'autorise un arrêt "pause technique", important pour continuer ma route dans les meilleurs conditions. Déjà quelques cyclos isolés passent, à croire que pas mal veulent reconnaître le parcours. D'ailleurs ils portent presque tous un maillot de "L'Ariégeoise". Un signe!

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Un faux plat montant avant de remonter quelques kilomètres pour atteindre le fameux col de la croix des morts. J'explique à mes compagnons que j'ai fait une pause technique et le train se remet en route car pour l'instant, je ne fais pas d'arrêt. Et pour indication on a déjà parcouru 45kms, soit presque le tiers du parcours prévu. Et l'allure est toujours assez soutenue. Heureusement que c'est une sortie cyclotouriste qui était prévue! C'est quoi la vitesse moyenne pour ce style de randonnée? Lol!

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Et on bascule dans le départent de l'Aude sur le plateau du pays de Sault. Le ciel est toujours aussi bleu et pas de vent. Appréciable. Mais je suis sûr que lors de la compétition ça va encore flinguer à mort jusqu'à la première pente sérieuse. Au croisement avec la route de Quillan/Belcaire, on file à gauche pour rejoindre Espezel. Le circuit jusqu'à là est toujours le même que celui de la mountagnole.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Et très vite, nous tournons à droite pour rejoindre le village d'Espezel et mes compagnons mènent un train assez soutenu. Ils s'arrêtent à la fontaine pour faire le plein de leurs bidons. A surtout ne pas négliger car la chaleur est bien là. Quelques temps après, j'enlève les manchettes pour être plus à l'aise. Lors de la compétition, je suppose que l'organisation évitera la traversée du village car la route y est étroite. Un détour un peu plus loin est possible. Quelques cyclos sont arrêtés sur le bas côté. Une pause nécessaire peut-être pour eux!

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Et le paysage est toujours somptueux. C'est tout de même beau la montagne! Et très vite, on a droit à une descente d'enfer avec pas mal de virages. Pas trop le truc pour Nicolas. Il ne nous reste plus qu'à rejoindre l'embranchement de Niort de Sault.

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Et après avoir roulé 600m environ en direction de Niort, on prend un virage à gauche en direction de Rodome où la pente est assez sévère sur plusieurs kilomètres, allant vers du 15%. Donc il ne faut pas oublier de passer les plateaux avant la montée. Nous retrouvons un groupe de cyclos qui arrivaient dans l'autre sens et qui vont partir vers Rodome. Inutile de vous dire que mes deux compagnons vont me lâcher, stimulés par le groupe rencontré. Je garde une distance régulière avec le dernier peloton. En haut, ils s'arrêtent pour se regrouper comme font souvent des groupes normaux de cyclos-touristes! Ils me saluent et m'encouragent à mon passage. D'ailleurs sur le parcours, tous les cyclos l'ont fait à mon intention reconnaissant même mon maillot du club de Tarascon s/Ariège.

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Et les pourcentages deviennent plus supportables mais pas trace de mes compagnons de route.

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Le village de Rodome est en vue et un faux plat montant m'est offert pour me refaire un peu. Et la chaleur est bien présente. Donc ne pas oublier de s'alimenter dans ce circuit plus que roulant.

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Et on se retrouve à l'embranchement de la route que nous avions pris par erreur avec Adrien dimanche dernier. Et c'était là où nous avions rencontré les conducteurs de camping cars. Et nous allons en direction d'Aunat. Nous sommes sur la bonne route. On rencontre même des cavaliers qui profitent du soleil pour s'offrir une ballade en souplesse.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Et la route recommence à remonter jusqu'à un petit col situé à 950m. Rien de bien épuisant car c'est en pente douce.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Bessede sur Sault, un joli petit village perché, et nous plongeons sur Gesse qui est notre intersection pour retrouver les gorges de l'Aude. Belle descente assez sinueuse où je reviens rapidement sur Nicolas, connaissant la descente où je vois à un moment donné la signalisation d'un petit col. Le paysage est toujours aussi magnifique.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Arrêt à l'intersection pour attendre Nicolas avant que le train de mes compères ne se remettent en route. 12kms en longeant l'Aude sur une route en pas très bon état qui monte et descend. Epuisant car on en voit pas la fin. Là aussi, penser à s'alimenter et pas de point d'eau donc penser à en garder car après la montée sera là. Un peu de circulation comme des cyclos isolés.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Et j'arrive à l'intersection annonçant la vraie montée sur Pailhères qui est de 15kms. Pas signe de vie de mes compagnons de route. La faim commence à me travailler et ne les voyant pas, je décide de m'arrêter pour grignoter et ainsi reprendre des forces car la montée va être longue. De plus je m'aperçois que la batterie de mon téléphone est "out" donc impossible de les contacter donc je décide de faire la route, type solo. Donc m'arrêter quand j'en ai envie. Le château d'Usson, château cathare au dessus de moi est mon compagnon d'isolement. Et je monte sur une route en zigzag jusqu'à Rouze. Le pourcentage n'est pas négligeable mais on peut s'alimenter sans trop de difficulté. Et toujours des cyclos isolés. Tiens un cyclo de Pamiers. Lui aussi a reconnu le maillot de Tarascon.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Rouze, je reconnais le village où je peux me ravitailler et je ne manque pas de le faire car je sais qu'il me restera des kilomètres à parcourir et sous le soleil. Et je m'élève très vite pour atteindre Mijanès où il y a une station de ski. Dans la montée, j'aperçois un coupe vent qui a été perdu par un cyclo. Je fais demi tour en définitive pour le récupérer et le cas échéant le rendre à son propriétaire si je le retrouve. De toute façon, il n'a pas dû s'en apercevoir. Et la pente commence à devenir assez sévère allant vers du 8%. Allez, on s'accroche! Et le village en bas devient de plus en plus petit.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Mijanes, le village, plus trace de cyclistes stationnés sur la terrasse de café comme dimanche dernier, mais simplement deux cyclos qui reprennent leur souffle. Mais j'attaque la montée et je sais qu'il me reste pas mal de kilomètres à franchir.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Je vais faire quelques arrêts pour boire quelque peu car la bosse ne me permet pas trop de pouvoir saisir mon bidon. Et je me fais la réflexion qu'il serait peut-être bon que je me pare d'un "camel pack" pour pouvoir boire facilement. J'en ai eu un et il me faudra le chercher dans mes cartons non encore ouverts après mon déménagement à Toulouse. Et sur les 5 derniers kilomètres, je passe des passages à l'ombre mais aussi à des pourcentages à 9%. Des lacets caractéristiques me permettent d'apprécier la vallée où paissent des estives. Les motos sont de passage car ils se régalent dans de telles montées sinueuses.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Je vais même avoir un passage à 10%, c'est pour dire que cette montée est exigeante. Et la neige est encore présente.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Et depuis très longtemps, mes compagnons de route sont passés au sommet du col, se permettant de faire un selfie. Des pros, quoi!

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Mais moi, j'apprécie plus ces estives sur ma route et quand je passe les brebis me font plutôt une haie d'honneur. Je me fais dépasser par des anglais qui montent en solo mais ne faisant simplement la montée. On ne peut pas à ce moment avoir la même énergie dans la montée.

Reconnaissance totale de l'ariégeoise 2016 ou presque....
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Et en haut du col pas mal de cyclos comme des randonneurs, et j'ai même la joie de voir Laurianne, amie de Nicolas qui me reconnaît. Ah j'oubliais les gens présents m'applaudissent à mon arrivée. Sympa non? Je remets le coupe-vent que j'ai récupéré car le vent est là et la descente va être longue. Au niveau d'Astou, j'aperçois un monsieur en bas de chez lui et je pousse le culot pour lui demander de l'eau car mes bidons sont vides. Il le fait avec plaisir comme quoi encore une fois les ariégeois sont sympas. J'oublie de dire que nous sommes revenus en Ariège. A l'intersection avec la route d'Ax , je me pose la question si je dois descendre sur la ville ou monter sur la Chouila. Je vais faire le mauvais choix car mes comapgnons ne sont plus là depuis longtemps et d'ailleurs ils ont descendus directement sur Ax pour rentrer par la N20 suivant leur message. Comme quoi, j'ai eu tort car cette dernière montée a été une galère. Au col de Marmarre, je plonge sur Caussou et Luzenac où j'appelle mon épouse d'un café pour qu'elle vienne me récupérer. Inutile de vous dire que je suis un peu cassé! Attention dans la descente de Caussou, la route n'est pas en très bon état et le passage du soleil à l'ombre ne permet pas toujours de voir les trous ou autre.

Bref j'ai parcouru 147kms pour 3450m de dénivelé. Pas trop loin du circuit de la course future. Et là il faudra s'arracher.

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Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise

Publié le par lariegeoise

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise

Depuis plusieurs jours, j'avais décidé de faire la reconnaissance partielle de l'Ariègeoise, c'est à dire avec un départ de la gare SNCF d'Ax les thermes et j'avais invité à l'occasion mes compagnons de route de ces derniers temps, à savoir Nicolas, Philippe, Adrien. Mais pour des raisons diverses, seul Adrien n'est disponible ce jour. Que cela tienne, et je pars pour l'occasion très tôt de Toulouse en voiture, bien sûr! Adrien arrive à l'heure et par erreur je viens de confondre son dernier appel téléphonique avec un éventuel de Pilou. Pendant quelques minutes mon esprit doute et après un coup de fil à Pilou il s'avère effectivement que c'est moi qui est confondu! Tout le monde peut se tromper! Non! Bref, Adrien et moi, partont en direction du col de la Chioula. Et oui le club devait le samedi faire presque le même circuit mais en passant le col de Pradel. Mais ne désirant pas passer par celui-là, à cause de crevaisons répétitives à chaque fois que j'y passe, je précise à Adrien que nous allons monter d'emblée le premier col de notre sortie. Il faut avoir les jambes tout de suite! Le court passage dans la ville se passe assez facilement car à cette heure-ci les visiteurs de l'Andorre ne sont pas encore nombreux. Et au premier sens giratoire, on tourne à gauche, passant sous le pont de la ligne SNCF. 4 kms nous attendent pour rejoindre l'embranchement car nous laisserons sur la droite la montée directe de Pailhères. Pas mal de cyclos sont déjà là, autant sur le parking de la SNCF que sur la route. La route s'élève rapidement avec des pourcentages déjà intéressants. Je laisse partir Adrien qui a déjà les jambes.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise

Un panneau nous indique les kilomètres à parcourir pour atteindre le sommet, soit environ 5,7kms. Toujours aussi intéressant, par contre les panneaux kilométriques sur le bas côté de la route, tiennent compte du kilométrage depuis le pont SNCF. Petit détail à tenir en compte. A gauche, on peut vite apercevoir la ville en contre bas, tout comme la route qui est en cours de construction pour rejoindre directement la station d'Ax les trois domaines depuis la vallée. La route est en assez bon état et ne semble pas avoir trop souffert de l'hiver.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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De toute façon, j'ai mes points de repère, ayant monté de multiples fois ce col et je sais que dans les premiers lacets, j'attaque les derniers kilomètres. De quoi, se rebooster quelque peu. Et j'aperçois le haut de la station qui est un domaine de ski de fond, l'hiver. Je remarque l'endroit où Nicolas veut nous faire manger mercredi lors de la reconnaissance de l'Ariègeoise mais cette fois-ci en entier. Un autre challenge!

Adrien attend bien sage au sommet.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Et on plonge sur le col de Marmarre que l'on franchira avant de retrouver la route des Corniches lors de la cyclo-sportive mais nous, on file en direction de Belcaire mais on passe en priorité à Prades que la mountagnole franchira dans l'autre sens. Comme d'habitude on se lâche au maximum, la route étant correcte. Bon elle est un peu mouillée due très certainement aux orages de la veille, mais ça ne nous gène pas trop.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Le paysage est toujours aussi magnifique et je précise à Adrien que nous sommes sur plateau du pays de Sault qui se situe à environ 1000m. Nous sommes sur la route de Quillan qui pourra nous permettre de rejoindre directement les Gorges de l'Aude mais nous, nous ferons un petit détour.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Camurac, nous changeons de département pour être dans l'Aude. Et nous arrivons au Col des 7 Frères. Je précise à Adrien que lors de la Mountagnole il débouchera de la forêt à droite après une montée depuis Niort de 12kms. Une montée dont on en voit pas la fin. Mais nous, nous filons sur Belcaire.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Et on plonge sur Belcaire mais attention la route est en cours de réfection. Et dans un virage on se retrouve sur une chaussée défoncée qu'on franchit presqu'au pas où des agents de la DDE procèdent au nettoyage. Pas évident à voir quand on arrive du soleil et après on se trouve sur une route remplie de gravillons. Je ralentis très vite pour éviter une chute. Dommage car la descente aurait été belle jusqu'à Belcaire. Mais très vite quand on se retrouve sur une bonne route, on part à fond, traversant le village avec toutefois une certaine attention.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Nous sommes avantagés par le vent que nous avons de dos et c'est une belle ligne droite qui nous êtes offerte. Nous passons où les cyclos de la Mountagnole déboucheront au premier carrefour après avoir passé le Col de la Croix des Morts. Espezel n'est plus loin et nous basculons vers le village que nous traverserons mais quid, je me demande si l'organisation le zappera pour rouler en toute sécurité. Nous croisons d'autres cyclos qui ont le maillot de l'ariégeoise, à croire que nous ne sommes pas les seuls pour faire une reconnaissance. Et nous plongeons en direction de Niort que nous ne traversons pas. Et pas mal de virages, donc prudence pour Nicolas. La mountagnole franchira le même circuit avant la séparation au premier croisement.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Et pour notre part, nous filons à droite pour nous diriger vers les gorges de l'Aude et pour l'instant, nous apprécions cette route en descente mais cela allait être de courte durée. (Par contre, après avoir étudié le parcours, je m'aperçois que j'ai fait une erreur sur le parcours car nous aurions du filer à droite sur Niort pendant 600m pour prendre la route de Rodome. Utile pour le vrai parcours que nous devons faire demain, mercredi! Effectivement avec un GPS je n'aurai pas eu ce problème!).

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise

Deux kilomètres plus loin, nous retrouvons une route signalée en direction de Rodome mais pas d'indication de Gesse, ce qui sème le trouble dans mon esprit pendant quelques temps. Et en plus Adrien a déjà filé donc impossible de lui dire pour faire demi tour et pas d'âme qui vive dans ce dédale de route très étroite mais assez ludique. Bref au niveau d'Aunat, on aperçoit un groupe de touristes avec des camping cars. Je me dirige vers eux pour essayer de me renseigner mais il sont un peu perdu sur la direction à prendre. Mais sauvé, un m'apporte une carte et je me rends compte qu'on ne s'est pas trop éloigné. Bref, on a passé un moment de rigolade avec eux qui nous encouragent pour la suite.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Il faut dire que cette route m'est totalement inconnue mais j'ai noté pour les prochaines fois car c'est un endroit très sympa. Et le reste me le confirmera. Quelques cols sur notre parcours où je n'hésite pas pour prendre quelques clichés mais je ne fais toujours pas partie de la confrérie des "cent cols".

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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La route est en très bonne état mais va être très vite sinueuse. Nous sommes rattrapés par des cyclos qui doivent faire la reconnaissance comme nous. Mais là les gars sont sérieux car ils nous demandent de s'écarter de leur trajectoire. Pas grave, on continue notre route et maintenant on est certain d'être dans la bonne direction puisqu'enfin on voit un panneau nous indiquant Gesse.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Et là, le paysage va être de plus en plus somptueux mais pas trop de circulation. Il faut dire que le coin est vraiment perdu. On ne doit plus être loin de l'embranchement qui nous mène aux gorges de l'Aude. Tiens encore un col mais après on va descendre à fond. Pourtant la route très sinueuse m'encourage plutôt à être un peu prudent.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Voilà on y est et je reconnaîs la route, l'ayant empruntée, nombre de fois avec mon ami Philippe pour rejoindre la route de Mijanes qui nous permet de monter le col de Pailhères. Par contre c'est un faux plat montant dont on ne voit pas la fin. De plus, il vaut mieux être prudent car pas mal de pierres sont tombées sur la route. Même Adrien risque la chute en voulant prendre son portable sans voir une grosse pierre. Comme quoi, il ne faut pas toujours faire deux choses à la fois! Je dis cela, alors que moi je prends des photos en roulant. Pas mal de cyclos sur cette route dans les deux sens, tout comme pas mal de voiture. Mais tout le monde ne salue pas!

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Il y a des sérieux et d'autres qui t'encouragent au passage. Mais pour le décor, la route est plus pittoresque en amont, l'ayant empruntée plus d'une fois. Mais là, nous sommes pour faire la reconnaissance et non trop profiter du paysage. Et on arrive après une douzaine de kilomètres, à l'embranchement qui va nous indiquer très vite que la vraie bosse est bien là. Adrien en profite pour se dévêtir quelque peu car la chaleur est arrivée. Lors de la compétition, ce sera un élément qu'il ne faudra pas négliger, tout comme s'alimenter et boire. Sans oublier les motards qui se régalent avec tous ces lacets.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise

Et déjà une belle montée pour commencer la vraie montée de Pailhères nous est offerte. On change de plus de département, revenant en Ariège après une petite intrusion dans l'Aude. Au détour des différents lacets, on aperçoit le château d'Usson qui est actuellement en travaux, un château cathare. Et là, je commence à être dépassé par pas mal de cyclos dont bon nombre de femmes. Mais certains vont faire une pause alimentaire un peu plus loin. Le truc que j'aurai dû faire pour éviter ce coup de pompe que je vais subir plus ou moins , surtout qu'il est déjà 13H et que le soleil commence à bien chauffer.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Rouze ou Mijanes, je rate le point où j'aurai pu me réalimenter en eau. Très important pour passer ce col sans trop de problème. A revoir sérieusement. A Mijanes, pas mal de cyclos sont arrêtés pour se restaurer. Ils ont certainement raison pour repartir du bon pied. Dernier panneau avant les 11kms purs de la montée vers le sommet.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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La pente est bien présente et pas la moindre ombre. Au loin, je commence à discerner le sommet mais il est encore loin.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Adrien revient à mon niveau pour me demander si je vais bien. Un bon samaritain, non! Boire, boire, ce dont j'ai envie pour l'instant et je m'arrête pour manger un peu. Le coup de pompe terrible. Très drôle aussi quand Adrien revient à mon niveau, un serpent traverse la route à notre hauteur mais quel est-il? Adrien croit que c'est une vipère mais j'en doute, le serpent étant si petit. Et toujours des cyclos qui me débordent mais j'avoue que c'est vraiment pas mon problème à ce moment.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Pas mal de cyclos ont eu des problèmes un peu plus haut, victimes de crampe. Et j'imagine ce qu'il va se passer lors de la compétition. Des passages à 9% de moyenne sont bien présents. Un passage en lacets annoncent presque la fin de la montée. Des motards s'arrêtent aussi pour admirer le paysage. Il faut dire que la vision du paysage ne peut laisser personne indifférent.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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La fin de la montée semble interminable. Je joue le yoyo avec un autre cyclo qui s'arrête, victime de crampe, et une reprise de sa montée en vélo. Je ne suis pas le seul à galérer. La trace de neige est encore présente, tant elle est tombée assez tardivement cette année. Des plaques de nuage envahissent le sommet, à croire que le temps va changer. Des orages avaient été annoncés pour la fin d'après-midi donc une descente rapide est souhaitable. Les cyclos sont assez nombreux même un camion de ravitaillement est sur place mais il ne daigne même pas me dépanner en haut. Pensez que là-haut, il n'y a pas la possibilité de remplir les bidons.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Une descente ne nous reste plus qu'à effectuer mais il vaut mieux se revêtir quelque peu. Le vent souffle et il va nous être contraire. Par contre il vaut mieux que l'on se laisse pas emballer par la vitesse. La route a quelque fois des trous et il vaut mieux faire attention où faire passer ses roues. Nous avons droit à quelques lacets comme toujours dans ce style de montée. Ascou Pailhères, la station de sport d'hiver est bien déserte maintenant.

Reconnaissance partielle de l'Ariègeoise
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Au détour de la descente, on croise un super taureau qui se tient à l'ombre tandis que ses copines se débattent dans le champ voisin. Pas fou le type! Et on arrive au super plan d'eau où je trouverai bien que l'on fasse une pause avant de remonter la Chioula lors de la reconnaissance avec Nicolas. C'est pas beau la montagne? Mais le reste de la descente nous attend pour arriver à Ax.

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Astou le dernier village avant de descendre par les lacets au dessus de la ville. Et comme toute sortie, Adrien et moi, nous allons savourer une bonne pêche bière dans le premier café. Ainsi s'achève cette sortie d'une centaine de kilomètres pour plus de 3000m de dénivelé.

Et maintenant Nicolas, repos jusqu'à mercredi avant de faire le parcours en entier avec tes potes.

Mais cette reconnaissance est riche d'enseignement. Et je pense que je m'en souviendrai.

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