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Col de la Crouzette

Publié le par lariegeoise

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En cette belle journée de lundi 27/8, j'avais décidé d'aller faire un tour au Col de la Crouzette que j'apprécie énormément par n'importe quel des trois versents d'accès. Il faut dire que la veille, j'avais dû renoncer à cette escapade à cause du temps plus ou moins nuageux et peut-être, il faut l'avouer, un peu de motivation. Ca arrive parfois. L'avantage des retraités, c'est qu'on peut toujours reporter nos projets. Et cette fois-ci, j'avais prévu d'escalader ce col par la D117, soit Lacourt près de St Girons.

 

Eh, mon cher Cigogne, cela ne te dirait pas de démarrer ta journée par un tel panorama. Grandiose, tu ne crois-pas! Et là, il n'y avait pas de cyclo! Départ 7H du mat par une montée sèche du Col de Port. Eh oui, je suis situé à 646m et le col est juste au dessus de chez moi. C'était un peu la route que je prenais quand je donnais RDV à @ph_o en bike.

 

Par contre, j'avais la mauvaise surprise de voir qu'ils avaient gravillonné la montée et la descente partiellement. Pas terrible! Le retour risquait d'être hard car quand il n'y a personne, on peut choisir le passage de son vélo mais avec la circulation, ce serait différent. Mais pour l'instant, je n'en étais pas là.

 

Programme : Montée Col de Port/Massat/Biert/Lacourt/Rivenert/Col de Rille/Col de la Crouzette/Col de Portel/Col de Péguére/Descente du mur de Péguére/Col de Port/Retour maison.

 

Il y avait forte chance que la distance ferait un petit 100kms avec un bon dénivelé, tout de même.

 

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Col de Port à l'horizon, après 12kms d'ascension à une moyenne de 7% sur 7kms et le reste aux environs de 5%. De quoi, se mettre dans le bain très vite. Mais mes pulsations n'allaient pas au delà de 140 car je ne voulais pas me mettre dans le rouge. J'avais opté pour des manchettes mais j'avais emporté mon coupe-vent. Eh oui, au démarrage, il ne faisait que 9°. Là haut quelques chevaux en liberté mais je vous en parlerai plus tard, des camping cars qui se réveillaient. Donc un calme relatif.

 

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La vue sur l'autre vallée me disait que j'avais eu raison d'avoir remis le coupe vent. Mais c'était un peu l'image qu'il y avait sur cette vallée qui est plus froide et dont un cours d'eau amène toujours ce brouillard. Dans la descente aussi , il y avait des gravillons sur 2kms. De quoi, être prudent.

 

 

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12kms de descente et j'arrivais à Massat. Direction Lacourt près de St Girons. En grande partie c'était de la descente près d'un cours d'eau. Très agréable car c'est assez ombragé. Mais le matin, on ne se rend pas tellement compte de ce bonheur. Des voitures et un club de cyclos. Ca y est, ils sortent le matin! Lol! Le Président doit être un vieux! Lol!

 

Tiens une église pour JP.

 

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Lacourt, je changeais de rive pour prendre la route qui me menait au départ de cette fameuse montée. Beaucoup de voiture : les gens avaient repris le travail mais très vite j'allais me retrouver au calme.

 

Tiens, encore une église! C'est cloche quand même.

 

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Voilà, j'étais au pied du mur. Pose technique recommandée avant toute grande montée (Cigogne va être content, il n'est plus seul à pratiquer) : il valait mieux alléger le bonhomme! mais surtout j'enlevais le coupe vent car j'allais très vite avoir chaud.

 

Petite explication de la montée du Col de La Crouzette. Pour info, on peut aussi l'atteindre par le Col de Portel via Foix mais ce n'est pratiquement que de la descente.

 

ECOL pas très haut mais très pentu. Que ce soit par BIERT ou par la D117, ce col présente des pentes importantes. Via la D117, la pente moyenne est de 6,5% pour 11km. Après 3 km à très faibles pourcentages (environ 1%), le pourcentage s'accentue brusquement et ne descend ensuite plus en dessous de 7% avec plusieurs kilomètres à 9% et des portions à 10%. Après avoir passé les cols de Vigne et de RILLE, vous arrivez au sommet de la CROUZETTE et basculez vers BIERT dans une descente étroite, sinueuse et très pentues (pente moyenne de 7,8% sur environ 8,5km passages à 18%!). Attention à plusieurs virages sans visibilité avec des pentes importantes à coté de la route. n

 

  Et c'est pourquoi je l'aime. Par Biert, c'est encore plus terrible. Mais ne vous inquiétez pas, je l'ai faite mainte fois.

 

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Après 4kms en montée tranquille, j'arrivais au village de Rivenert. Et après, j'allais attaquer des pourcentages plus conséquents dont le 4ème km qui avait un pourcentage de 9,20%.

 

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Je traversais quelques lieux dits ainsi "Les cassades" mais je ne voyais pas grand monde.

 

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Col de Rille. On peut basculer à gauche pour rejoindre Rimont, route que nous avions gravie pour La Mountagnole 2011. Il restait 4kms à un pourcentage de 7/8% dont un km à 9,10% et en fin de parcours, ce genre de pourcentage, ça marque.

 

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Rivenert, vu d'en haut et c'est là qu'on se rend compte des efforts qu'on a dû fournir pour en arriver là.

 

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Et voilà, l'arrivée à ce fameux Col de la Crouzette mais je n'allais pas basculer vers Biert. J'allais prendre à gauche, la montée vers le Col du Portel situé à  3,5kms avec 200m de dénivelé et des pourcentages moyen de 5,5% mais c'était un peu montagnes russes. Donc des bosses à 7%.

 

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Toujours en admiration sur ce panorama vers les sommets. Paysage que je ferai découvrir à Joël de VT , vendredi matin en compagnie de @Ph_o!

 

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Et à gauche, la vallée en direction de Toulouse. Beau, tout de même, ce point de vue, non? Mais je n'étais pas là que pour regarder le paysage.

 

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Arrivé au Col de Péguére, envahi par un club cyclo. On se saluait mais j'allais plonger à droite pour rejoindre la route qui montait au Col de Port, via Massat, route que j'avais pris à l'aller.

 

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Profil de la descente que j'allais prendre pour les quatre derniers kms mis en noir sur le plan. Imaginez Cigogne et JP, la descente. Mais je vous avoue que  j'étais assez prudent car la route est étroite et il y avait des voitures qui montaient. Donc, bonjour les freins. La montée de ce mur, on le fera vendredi avec Joël. Vous penserez à lui mais ne vous inquiétez pas, il y aura un article. Je ne peux pas rater cela. Un belge sur les murs ariégeois!

 

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Ouf, la descente était finie! Et maintenant montée sur 6,5kms pour le Col de Port à 5%. Cela se montait facile à part que j'allais retrouver 2kms gravillonnés. Un truc que je n'aimais pas. Au fait , on était au Col de Caougnous.

 

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Et voilà un barrage naturel, à défaut des vaches. Mais un petit détour par l'histoire de ces chevaux.

 

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Le mérens, animal fidèle de l'homme. Et je comprends qu'on l'aime.

 

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Le cheval de Mérens, Mérens ou mérengais, encore parfois nommé poney ariégeois, est une race française de petit cheval de selle rustique à la robe noire, originaire de la vallée de l'Ariège, dans les Pyrénées centrales, près de l'Espagne et d'Andorre.

D'origine très ancienne, il présente de nombreuses ressemblances physiques avec les chevaux représentés par les magdaléniens il y a 13 000 ans, et demeure l'animal de travail des paysans ariégeois, dans la région de Foix, des siècles durant. La motorisation des transports et de l'agriculture met la race en péril au milieu du XXe siècle, mais le Mérens est sauvé de la disparition par Lucien Lafont de Sentenac et des communautés d'inspiration hippie, avant l'engouement pour le poney et les loisirs équestres dans les années 1970, qui relance son élevage. Le Mérens reste néanmoins assez rare.

C'est un bon cheval de randonnée, d'attelage et de voltige, également utilisé pour l'entretien écologique des régions montagneuses, grâce à son pied sûr et sa rusticité. Ces dernières années, deux types d'élevage tendent à se distinguer au sein de la race, l'un concerne le petit cheval massif et rustique traditionnellement élevé en semi-liberté dans les montagnes pyrénéennes, l'autre l'animal moderne et léger, également plus sportif, issu d'une sélection entamée dans les années 1980

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Belle bête que l'on pouvait caresser sans problème. Et les randonneurs ne s'en privaient pas.

 

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Le Mérens est ce cheval noir, et le brun le Castillonnais. En fin d'été, il y a de superbes concours sur la race chevaline dont celui de BOUAN où il y a des chevaux magnifiques.

 

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Petit détour du col en montrant où l'on peut ramasser des myrtilles. Hum, les confitures sont tellement bonnes.

 

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Bon, je n'étais pas là pour regarder les chevaux. L'heure avançait et il me restait 12kms de descente dont ces premiers kms remplis de gravillons. Mais aussi cette petite bosse à 7% sur 800m, casse patte en fin de parcours. Bon, ceux-là, je les ai dépassés! Non, ce n'était pas JP avec MJ. Ils bossent, eux!

 

Résultat des courses :

 

Bon la vitesse moyenne n'était pas terrible à cause de ce passage gravillonneux : 19,60kms/h

 

98,67kms pour 1955m de dénivelé et une vitesse maxi de 56,4kms/h

 

Mais c'était une sortie bien remplie. A suivre...

 

Eh oui, c'était peut-être mes derniers cols franchis de cet été.

 

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joel 31/08/2012 22:01

C'est tout différent sous le soleil hein ?

lariegeoise 01/09/2012 13:29



Pour sûr mais tu reviendras peut-être un jour? Mais fais le avant que je devienne trop vieux car je ne suis pas Pompon. Pour l'instant, je ne me plains pas.


Et la prochaine fois, le soleil sera peut-être de la partie. Tu es arrivé une semaine trop tard.



velokiki.over-blog.com 30/08/2012 12:14

Belle balade et belles photos. Et beaux paysages qui me rappellent mes vacances de l'année dernière.

lariegeoise 30/08/2012 13:29



Ils n'attendent plus que ton retour. Mais cette année, tu as été remplacé par Joël mais il a pu profiter de ma présence. Lol!



jp37 29/08/2012 21:14

La pose technique avant une bosse dure je pratique aussi, pas pour m'alléger, mais pour ne pas avoir à m'arrêter et profiter au maximum de l'ascension.
Merci pour tes articles de plus en plus détaillés, il me donnent envie de découvrir l'Ariège et ses trésors!!

lariegeoise 29/08/2012 22:01



Je compte bien que tu y viennes un jour. Je te servirai de guide touristique.


Pour la pose technique, c'est vrai que j'ai tendance à ne pas trop en faire car je transpire beaucoup. Mais je comprends parfaitement de celle-ci.


Ce matin, sortie avec Joël le belge de VT à qui j'ai fait découvrir Beille : 88kms 2205m de dénivelé. Il n'a pas été déçu. Mais j'ai pensé très fort à toi car lui aussi, était un peu bloqué sur
ses freins dans la descente. Moi j'ai atteint les 67,7kms/h quoique j'ai ralenti pour l'attendre. Cela a cassé ma moyenne! Lol! Vendredi un autre circuit dont le mur de Péguére et @Ph_o fera
partie du voyage.



Cigogne 27/08/2012 21:28

La sortie, sympa. Le profil, intéressant. Le CR, génial. (tu t'améliores de plus en plus). La qualité des photos, remarquable. Par contre, faudra me payer pour faire des kilomètres dans le
gravillon. Le vélo doit, selon moi, rester un plaisir. Et le gravillon n'en est pas un. Loin de là.

lariegeoise 27/08/2012 22:32



JP est un peu la cause de l'amélioration tout comme toi. Le côté touriste donne un plus à mon avis à mes articles. Le gravillon, je ne le savais pas et comme je voulais vraiment faire ce circuit,
j'ai fait le sacrifice et j'étais bloqué par l'horaire. Tu en sais quelque chose! Lol!