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Une ballade avec mon ami belge Philippe

Publié le par lariegeoise

Une ballade avec mon ami belge Philippe
Une ballade avec mon ami belge Philippe

Depuis plusieurs jours nous avions envisagé avec Philippe de se faire une sortie ariégeoise mais malheureusement le temps n'était pas trop propice à la promenade en montagne ces derniers temps après les grosses chaleurs subies mais surtout les risques d'orage, et nos libertés réciproques assez restreintes mais nous décidions de se rencontrer jeudi matin à 7H30' à Massat. Fait important, je n'avais pas eu l'occasion de croiser les routes de Philippe à ce jour, ne l'ayant connu un peu que sur le réseau social Facebook. Comme quoi, on peut parfois faire des connaissances sympas pour partager une passion commune. La météo avait prévu que nous ne devions pas subir de pluie dès le matin alors on pouvait y croire. Je partais vers 6H 15' de chez moi, sans trop me presser car je savais que je serai largement dans les temps, Philippe venant d'Auterive avec sa compagne Marie. Le ciel était un peu plombé et les vallées étaient envahies par des nuages bas, nous permettant de découvrir de superbes paysages. Pour l'instant le col de Port n'était pas envahi par les randonneurs. Plongée sur Massat, préparation de l'homme et de son vélo, et là, vlan, la pluie se met à tomber et l'orage à gronder. Mauvais présage! La météo se serait trompée! Une fois de plus! Philippe et Marie arrivaient à l'heure prévue et on était un peu découragé par le temps et cette pluie qui tombait drue. Mais je me posais la question si mes amis belges n'attiraient pas la pluie car dans les années passées, Joël avait subi le même sort! Pas de bol quoi, surtout que les jours passés le soleil était plus que présent.

Une ballade avec mon ami belge Philippe
Une ballade avec mon ami belge Philippe

7H30' top départ à l'heure prévu mais je précisais à Philippe que nous allions changer de plan de route car je ne savais pas si nous allions subir une pluie abondante qui nous tremperait rapidement, nous obligeant à déposer les armes sur une réelle sortie. Donc pas question de monter la Crouzette, mais départ direct vers le Col de Saraillé pour pouvoir rejoindre le col de La Core que voulait découvrir Philippe. Et oui, j'avais essayé auparavant de tracer des parcours pour rejoindre ce col sur Strava mais très vite, j'avais été obligé à me limiter en distance car je savais que quand on veut monter un col on serait obligé d'en monter un autre pour rejoindre le point de départ. Sa charmante compagne Marie allait nous rejoindre en voiture directement au pied du col de La Core comme la route que nous allions prendre, était très étroite et qu'elle n'était pas fan de ce type de parcours. Donc nous partions par des routes séparées, et nous, nous filions derrière la deuxième église de Massat. Cela montait sérieusement dès le départ. Après nous allions passées par des routes allant à flanc de montagne nous faisant dévoiler quelques villages noyés dans des nuages bas. Et toujours la pluie qui n'était pas trop forte pour l'instant. Alors nous pensions qu'il fallait croiser les doigts pour que cela dure. Philippe me précisait qu'il serait prudent dans les descentes par ce temps car avec des roues carbones, ce n'était pas trop fiable. Après les montagnes russes et passage au village de Saraillé où un paysan et son chien se demandaient ce qu'on faisait là à rouler par ce temps. Passage du col sans trop d'encombre et nous allions plonger sur Cominac.

Une ballade avec mon ami belge Philippe
Une ballade avec mon ami belge Philippe

J'expliquais à Philippe que nous étions dans le Cominges où il trouverait ces maisons typiques, appelées "granges" qui avaient été remises en valeur par pas mal de Toulousains qui rêvaient de maison de campagne typique. C'était une réussite, avec des bordures de toit en espaliers. Un endroit à découvrir. Et nous plongions vers l'intersection avec la route d'Oust/Aulus. On allait être assez prudent car cela tournait pas mal. Et on avait un peu peur de rencontrer des gravillons après les orages subis.

Une ballade avec mon ami belge Philippe
Une ballade avec mon ami belge Philippe

Il fallait qu'on se montre assez prudents car il tombait toujours une petite pluie fine et qu'il y avait un peu de circulation. A Oust nous allions traverser le Garbet pour rejoindre le plus rapidement Seix. C'était la première fois que je prenais cette traçante et j'allais me planter une fois, comme dirait un belge! Et très vite, nous allions retrouver le Salat et retrouver Seix.

Une ballade avec mon ami belge Philippe
Une ballade avec mon ami belge Philippe

Nous arrivions assez rapidement à Seix et sa belle église qui malheureusement était en travaux actuellement. Pas trace de Marie mais nous allions la retrouver à la sortie du village qui nous attendait patiemment. Et nous allions attaquer la montée. Je laissais monter Philippe jusqu'en haut du col, lui précisant que je ne me mettais jamais dans le rouge. Chacun allait monter à son allure. Et puis à 67 ans, je n'avais plus envie de faire la course. Les pourcentages du début étaient montables! Je lui précisais que lors de l'étape ariègeoise du TDF, les coureurs avaient descendu par le col que nous montions. Encore quelques inscriptions d'encouragement sur la route mais pas de spectateurs pour nous.

Une ballade avec mon ami belge Philippe
Une ballade avec mon ami belge Philippe

Le panneau classique en bas du col nous annonçant qu'il y aurait 13kms à monter des pourcentages très variables allant de 6 à9%. Et nous allions apercevoir le sommet dans les derniers kilomètres avec des pentes plus faciles et la pluie avait presque disparue.

Une ballade avec mon ami belge Philippe
Une ballade avec mon ami belge Philippe

Passage assez comique auprès d'un panneau de randonneurs où des godasses restées accrochées en souvenir. Les ariégeois avaient donc le sens du comique. Tiens, des copines de montagne parmi lesquelles je traçais ma route sagement car ces dames étaient accompagnées de leur petit et parfois elles avaient de fâcheuses réactions, protégeant leur petit. La pente allait commencer à devenir plus importante pour le final.

Une ballade avec mon ami belge Philippe
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Marie et Philippe m'attendaient avec le sourire et le vent aussi. Dommage d'avoir ce ciel plombé car la vallée était dans les nuages. Philippe était assez content de sa montée et avait apprécié la découverte de ce col.

Une ballade avec mon ami belge Philippe
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Cliché d'usage pour montrer qu'on avait bien fait l'ascension. Direction pour les randonneurs mais en cette matinée on n'en voyait guère. La pluie avait cessé et je proposais à Philippe de descendre sur St Girons. Il me précisait qu'il fallait croiser les doigts pour que la pluie ne revienne pas. Je lui proposais après St girons de lui faire découvrir un petit col de Catchaudégué si on avait le temps.

Une ballade avec mon ami belge Philippe
Une ballade avec mon ami belge Philippe

Et on attaquait la descente à pleine vitesse car la route était impeccable. En cours de route, je donnais quelques indications à Philippe des endroits où il passait, entre autre le lac de Bethmale. Nous étions dans le Couserans. Nous allions traverser différents petits villages typiques de la région : Bethmale, Samortein et son église du XIIIème siècle, Arret, Arrien où il y avait un célèbre sabotier. Et nous arrivions à l'intersection de la route d'Espagne.

Une ballade avec mon ami belge Philippe
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Castillon en Couserans où le village était assez animée en ce vendredi matin, nous traversions le marché. Il fallait se montrer prudents car il y avait de la circulation. Nous passions à côté de la vallée de Bellongue que les coureurs du TDF avaient empruntée venant du col du Portet d'Aspet. Marie nous suivait bien gentiment, faisant quelques haltes de temps à autre. Notre voiture suiveuse, quoi!

Une ballade avec mon ami belge Philippe
Une ballade avec mon ami belge Philippe

Nous étions à une quinzaine de kilomètres de St Girons. Engomer, Moulis et sa superbe église et nous arrivions à la ville. Nous allions prendre la rive droite du Garbet jusqu'à Lacourt en direction de Massat qui devait être notre destination finale. L'heure s'avançant , je leur précisais qu'on allait rentrer directement à Massat. Nous passions par les Gorges de Ribaouto en longeant le cours d'eau l'Arac. Très belle vallée à l'ombre qu'on apprécie par temps que grosse chaleur.

Une ballade avec mon ami belge Philippe
Une ballade avec mon ami belge Philippe

Pour ma part j'allais attaquer les derniers kilomètres avant de retrouver mon véhicule et Philippe et Marie pour se dire au revoir. Mais Philippe en avait décidé autrement, voulant monter le col de Port qu'il n'avait connu que sous la pluie. Donc à mon grand étonnement, personne à Massat. Je rangeais mon matériel avant de regagner mon domicile.

95kms pour moi par un temps très contrasté et qui n'avait pas évoqué le grand enthousiasme au départ pour 1565m de dénivelé.

Une ballade avec mon ami belge Philippe
Une ballade avec mon ami belge Philippe

Au bout de quatre kilomètres je dépassais Philippe qui avait décidé de poursuivre sa route. Je retrouvais Marie au col de Caougnous qui attendait son chéri pour le cliché mémoire. Je m'arrêtais pour la saluer et lui précisais que je transmettrais mes photos par FB.

Bref, Philippe semblait être content de sa sortie et j'aurai encore d'autres beaux endroits à lui faire découvrir lors d'une prochaine rencontre. Et osera-t-il faire l'Ariégeoise l'année prochaine. C'était une belle rencontre belge. Un de plus Joël, mais j'espère que vous n'attirez pas toujours les pluies....éparses!

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