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Avec le temps.........

Publié le par lariegeoise

Avec le temps.........
Avec le temps.........

En ce moment, on ne roule pas comme on veut, c'est le moins que l'on puisse dire. La pluie, le froid, le vent sont bien présents pour contrarier nos envies. Bon, Michel, pourra nous traiter de "tafiole" mais je reste dans l'idée qu'il n'y a aucun plaisir de rouler sous la pluie, surtout quand on est à la retraite. Et je ne parle pas de la neige qui tombe encore sous les sommets. C'est quand le printemps alors qu'il y a quelques semaines, nous avions encore 31°. Un truc de fou.

Bref jeudi matin, je me décidais à mettre le nez dehors, la météo ayant prévu un temps non pluvieux et c'est bien le contraire qui allait se passer. Comme quoi on ne peut se fier à personne. Je restais en cuissard court mais je mettais mes manchettes sous mon blouson. J'avais vraiment trop envie de prendre l'air car l'immobilisme, c'était encore "très peu" pour moi. J'allais toutefois être prudent dans la descente vers Tarascon car la chaussée était détrempée et il avait neigé sur les hauteurs. Pas une goutte pour l'instant et j'avouais que j'avais les jambes. Tout allait bien si ce n'était qu'à partir de Mercus, je commençais déjà à sentir quelques gouttes tomber sur mon casque. Mauvais signe! Mais je me disais que cela allait bien finir par passer. Direction Foix pour essayer de faire un parcours qui avait été planifié dans les jours précédents par mon club. Montée vers le col de Py.

Avec le temps.........
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Je montais à une vitesse acceptable. De ce côté, rien à dire mais par contre la pluie commençait à tomber de plus en plus fort. Et là je commençais à me poser des questions. Allais-je continuer car je commençais à être bien mouillé et le plafond était plus que bas? Etant encore un peu patraque, était-il raisonnable d'avancer plus loin. Je continuais toutefois jusqu'à l'amorce de la vraie descente vers Rappy. Et la mort dans l'âme, je faisais demi-tour pour reprendre exactement la route de l'aller.Et jusqu'à Foix, la pluie ne cessait pas de tomber. J'allais aussi me montrer prudent dans la descente mais surtout dans les virages.

Avec le temps.........
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Je repassais par le centre de Tarascon, ne subissant plus la pluie. Mais dans l'état où j'étais, il était plus prudent que je remonte chez moi pour prendre une douche chaude, bienfaitrice. Au passage de Surba, des cyclos me hélaient alors qu'ils montaient leur vélo, pour me demander de les attendre. Que nenni, j'avais décidé de rentrer. On verrait bien le lendemain. Go, pour la douche chaude!

Cette sortie avortée m'aura toutefois permis d'en effectuer une de 68kms pour 600m de dénivelé et mettre tout à sécher!

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Vendredi matin, j'allais remettre le couvert car je n'aimais pas rester sur une déception et la météo semblait m'avoir accordé un peu de répit. J'allais effectuer un circuit qui avait été programmé par mon club dans les semaines précédentes. C'était plus facile pour moi de me baser sur ce genre de parcours pour éviter toute surprise. Et en plus il allait me faire découvrir une bosse que je ne connaissais pas, toujours à la recherche de l'inconnu.

Départ comme d'habitude vers 6H15', l'heure du brave pour dévaler la route allant vers Tarascon. Pas trop de voiture à cette heure-ci. Les rares personnes que je croisais, me regardaient comme une bête curieuse. C'est pas souvent que les cyclos partent à des heures pareilles. Il faut simplement être un "fada" comme moi! Je traversais la ville pour partir en direction de Foix. J'avais droit à un vrai lever de soleil. Il fallait en profiter.

Avec le temps.........
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Il me fallait parcourir une vingtaine de kilomètres pour arriver à Foix et commencer l'ascension vers le col de Py. Pour l'instant, j'empruntais le circuit de la veille. Belle montée que je faisais en souplesse. Je pouvais que monter plus facilement puisque je ne courais qu'après moi! J'allais vraiment franchir le col de Py cette fois-ci pour filer directement vers Bousquet, un petit village typique de l'Ariège.

Avec le temps.........
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Mais bien avant, je franchissais le col de Charcany pour descendre comme une bombe sur Bousquet qui me permettait de retrouver la route de Carla de Roquefort qui rejoignait Pamiers mais beaucoup plus loin. La route n'était pas humide et ce n'était que du bonheur mais pour l'instant le vent ne m'était pas défavorable

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Je passais très vite à côté du village de Ventenac, apercevant au loin une ferme typique de l'Ariège pour arriver à l'embranchement qui allait m'emmener à un autre col, celui de Calzan. Des cols, moindres mais il y en avait assez pour faire du dénivelé. C'était un parcours que j'avais fait partiellement avec le club l'an passé et cela facilitait ma progression pour éviter certains pièges de la route. A certains endroits, je devais toutefois me méfier des gravillons.

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Une fois, le col franchi, j'avais droit à une belle descente jusqu'à Vira où j'allais tourner à droite pour prendre la direction de Senesse de Senagbude.

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Mais bien avant le village cité ci dessus, j'allais tourner à gauche pour monter une bosse que je ne connaissais pas, la côte de Jalabert. Je croyais au départ que c'était un nom spécifique qui avait été donné à cette montée par rapport au coureur, bien connu par les médias, mais en définitive, c'était bien le nom d'un lieu dit. Une bosse très sympa de 8% sur un kilomètre. Magnifique car j'avais droit à la vision d'un beau paysage en contre-bas. J'allais me diriger par une route étroite sur Tourtol. Et c'est là que cela allait se compliquer si je peux dire car ce n'était pas si grave, non! Je n'avais pas assez regardé le plan avant de partir et j'allais m'engager dans des routes en cul de sac, tout comme un départ sur Mirepoix qui n'allait certainement pas m'emmener à Rieucros où je voulais aller. En définitive, j'allais parcourir 4 kms de plus que je n'aurai souhaité. Et oui je voulais aller sur une route qui devait m'emmener à Teilhet.

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Vals où il y avait une église du XII ème siècle assez renommé mais pas encore de touriste à cette époque. Après avoir fait une incursion dans le village pour juste prendre le cliché, j'allais repartir en direction des Pujols. Traversée avec prudence de la route Mirepoix/Pamiers assez fréquentée pour franchir le village et commencer à apercevoir la chaîne des Pyrénées. Les cultures avaient déjà bien poussées.

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J'entamais mon retour par une route assez étroite vers Varilhes. Et là, je commençais à sentir le vent fort de face. Coussa, petit village tranquille où seuls les chiens m'aboyaient après.

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Et j'allais prendre l'ancienne N20 pour rejoindre Tarascon. Varilhes, Foix, deux lieux où cela bougeait. Je n'étais pas loin de la quatre voies.

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J'avais entamé la route que j'avais prise à l'aller. Montgaillard où je dépassais un cyclo qui roulait tranquille. La Charmille, Mercus et je pouvais apercevoir les montagnes enneigées car la neige avait fait son apparition sur les sommets la veille. Plus que 10kms à parcourir, entre la montée vers mon domicile.

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Tarascon n'était plus qu'à une encablure.

Fin de la sortie qui m'aurait permis de franchir 119kms pour 1400m de dénivelé.

Avec le temps.........
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Samedi matin, juste qu'au dernier moment, je ne savais pas si j'allais rouler avec le club car la météo annoncée n'était pas terrible. La pluie pour changer! Et que nenni, rien de tout cela et j'allais pouvoir m'élancer avec mon club que j'étais très content de retrouver. Bon ce n'était pas des cyclotouristes et j'allais très vite m'en apercevoir. Mais je le savais déjà depuis l'an passé. Ici, pas de différents groupes comme cela se passe dans bon nombre de club. Mais pas grave, j'allais faire ce que je pouvais. Une dizaine de cyclos environ allait arriver et la parlote était de rigueur. Bon départ prévu 8H30'. J'avais eu le plaisir de causer avec Didier avec tout ce petit monde arrive. Il n'avait pas eu l'occasion de faire beaucoup de kilomètres depuis le début de l'année, pris par son travail.

Avec le temps.........
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La parlote s'éternisait un peu trop à mon goût car je savais qu'il y avait des kilomètres à faire mais surtout du dénivelé. Bref 10' après, j'allais réussir à faire partir le groupe, en compagnie de mon ami Didier. Il suffisait de lancer le groupe.

Avec le temps.........
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Et c'était parti. Nous partions par Ussat pour éviter la N20 assez fréquentée. Pour l'instant, je connaissais le terrain par contre pas mal de gravillon et ça commençait à monter un peu. De quoi s'échauffer rapidement.

Avec le temps.........
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Nous allions emprunter une quatre voies assez partielle avant d'arriver au passage à niveau de Sissat où nous allions tourner à gauche au centre du village. Là, je partais un peu dans l'inconnu mais je me doutais que nous empruntions une route pour rejoindre un peu plus loin Verdun. Didier allait se faire décrocher, lui aussi. Mais un peu plus tard il allait être mon compagnon de route avec qui j'allais faire un peu le yoyo ne voulant pas me mettre dans le rouge. Et effectivement, après être monté tranquillement par une rue étroite et gravillonneuse, un peu dans le haut de Verdun. Ainsi nous avions évité le passage par les Cabannes et resté sur une route plus tranquille. Mais ça commençait à tirer fort.

Avec le temps.........
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Une fois dans le haut de Verdun, nous attaquions véritablement la montée sur 5kms pour rejoindre la route des corniches, permettant d'apercevoir en contre bas le village Les Cabannes et le début de la montée vers Beille. Mais pas trop le temps de flâner. Didier allait m'attendre au sommet, ayant précisé au groupe, qu'il préférait qu'on fasse le reste de la route ensemble. Sympa,non mais ça ne m'aurait pas vexé que je continue la route seul, ayant l'habitude de fonctionner comme cela.

Avec le temps.........
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Une fois en haut de la route des corniches, nous allions essayer d'atteindre le premier vrai col répertorié, celui de Marmarre. Didier était appelé par son voisin qui voulait lui souhaiter sa fête. Et pour le remercier, il avait bien droit à son cliché personnel. Nous allions être soumis à des montagnes russes comme dirait mon ami Cigogne.

Avec le temps.........
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J'allais de temps à autre me faire décrocher par Didier en prenant certains clichés qui me freinaient parfois un peu, la luminosité n'étant pas extraordinaire, mon appareil photo ne se déclenchait pas automatiquement.

Avec le temps.........
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Et nous allions laisser sur la droite le château de Lordat, bien connu pour le lieu de vol de rapaces. A voir surtout avec les enfants. Et nous allions pouvoir apercevoir la N20 en contrebas. Mais surtout le village de Luzenac. Là, on pouvait se lâcher jusqu'au village de Caussou.

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Passé le village, la vraie montée allait se faire. Oh par des pourcentages raisonnables mais qui permettait de voir la vallée et la route que nous venions de franchir. Et par beau temps, c'est somptueux. 13kms kilomètres environ avant le sommet.

Avec le temps.........
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Et dès que nous arrivions dans la partie boisée, le paysage était un peu différent. Mais cette montée semblait assez longue car on ne pouvait discerner le sommet. Mais Didier m'attendait en haut. Je lui faisais signe qu'il pouvait rechevaucher son bike car en général, je ne fais jamais de break sauf besoin urgent. Et là nous descendions sur le village de Prades. Nous avions la chance d'avoir le vent de dos et c'était pour cela que je faisais une belle moyenne.

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Et j'allais me retrouver sur un plateau avec le vent de travers, et être plus que ballotté. Limite dangereux! Magnifique paysage une fois de plus par beau temps. Je passais pas loin du village de Montaillou, célèbre pour son ancienne radio locale (Pyrénées FM maintenant). J'allais aussi faire une courte incursion dans l'Aude.

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Et j'allais franchir un nouveau col, celui des Sept Frères avant de fondre sur le village de Belcaire. Là, je pouvais lâcher les chevaux car j'avais la chance d'avoir le vent dans le dos. Mais ce serait bien différent quand j'allais tourner à gauche pour rejoindre Belesta. Et là il valait mieux tenir son vélo. Mais toutefois, un peu plus tard j'allais atteindre la vitesse maximum de ma sortie.

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Et nous allions croiser pas mal de cyclos, isolés ou en groupe. Un salut effectif était fait à chaque passage. Dernier vrai col de ma sortie, celui de la Croix des Morts, avant d'arriver à Belesta qui aurait pu me mener au Col de Monségur mais je préférais aller sur Lavelanet car nous avions attaqué la route du retour

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Et depuis Belesta, le vent de face allait être terrible et entre autre, nous freiner un maximum. Lavelanet, normalement ça devait descendre sans arrêt après Nalzen . Bon, là, il y a une petite bosse! Et après cela devait être à fond jusqu'au Charmille. Alors que là, cela aura été l'enfer.

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La Charmille, il ne restait que 15kms à parcourir. J'allais retrouver Didier au parking pour le saluer et le remercier de m'avoir accompagner jusqu'au point de départ. Mais pour moi, il me restait 4 kms pour rentrer chez moi.

Total de cette belle sortie 125kms pour 2150m de dénivelé.

Et pour la prochaine grosse sortie, ce sera suivant le temps mais il parait que le retour du soleil est prévu. Mais samedi prochain, la reconnaissance de la mountagnole est à l'affiche avec le club. Et j'ai déjà invité pas mal de copains à nous rejoindre.

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